La période de fin d’année, et particulièrement celle de Noël, invite aux différents pardons. Pardonner à ceux qui nous ont blessés, un peu, beaucoup, profondément. A ceux qui ont creusé, même involontairement, le lit de la peine, de la peur ou de l’indifférence. Ceux qui nous ont mal aimés ou qui ont retiré leur attention de nos vies. Et puis, couronnement de cet acte de mansuétude : se pardonner à soi-même, le pardon revêtant alors une forme de résurrection.

Il y a peu d’années que je m’adonne au pardon. C’est une action si profonde que je ne pouvais y parvenir tant que je n’avais pas atteint un sacré seuil de tolérance : la pleine acceptation de l’autre tel qu’il est, avec toutes les failles et les carences dont il peut faire preuve – tout comme moi. Et, croyez-le, qu’est-ce que j’ai gagné en liberté grâce au pardon ! Car pardonner, c’est se donner tout entier, jusqu’à la délivrance. Une véritable liberté d’être avec l’autre, malgré nos différences et malgré nos « contentieux », une liberté d’être moi-même, une liberté inconditionnelle…

Pardonner est un choix qui demande du courage, une véritable odyssée qui exige confiance, compassion, générosité du cœur et patience. Il faut vouloir au fond du coeur cette liberté que l’on s’offre.

Pour achever cette année 2018 et reprendre le fil de nos conversations sur ce blog, je vous livre ci-dessous l’article que j’avais composé en 2017 sur le Pardon à travers différentes religions pour le merveilleux mook SPIRIT par Psychologies Magazine©.

 Je serai ravie de pouvoir recueillir vos pensées sur ce thème.

Je vous souhaite à tous une belle fin d’année en lien avec vos proches, présents ou absents, qui peut-être, eux – allez savoir – vous ont déjà pardonnés, sans que vous ne l’ayez demandé…

Voici les 4 pages du mook : P-70P-71P-72P-73

(Vous pouvez également vous procurer le lot des n°1 et 2 de SPIRIT en kiosque)

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