« Le chemin spirituel conduisant à l’atteinte de l’Éveil dispose d’étapes successives et cumulatives de notre progrès vers cet état. Elles sont psychologiques, dictées par la nature même, ou par la structure même de notre propre expérience spirituelle. Elles représentent une certaine séquence d’expériences, une expérience apparaissant en dépendance d’une autre. Tout comme du bouton naît la fleur et de la fleur naît le fruit, de même à partir d’une expérience spirituelle en fleurit une autre, et de celle-ci en fleurit une autre encore, et de celle-là une autre encore. Chacun des états successifs est plus élevé, plus raffiné, plus beau, un peu plus près du nirvana, que le précédent. Toute la suite d’étapes est donc progressive et cumulative » *, jusqu’au nirvana… l’ultime niveau d’élévation spirituelle sur le chemin de la sagesse. Dans cette position psychique, l’esprit et la qualité d’âme de l’individu, touchent à leur perfection. Dans cet état subliminal, les tensions, les réflexions, les intentions, les angoisses n’ont plus aucune prise sur l’individu.

Selon Bouddha, « sans passion pas de chagrin, sans désir pas de déception, sans attachement pas de deuil ». Même si l’on ne peut, humblement, atteindre ce niveau de détachement qui conduit à un nirvana quasi extatique, cultivons pour le moins l’acceptation. Engageons nos pensées sur le chemin de l’accueil sans jugements de tout ce qui nous arrive, de tout ce que nous ressentons et de tous ceux que nous croisons. Il s’agit d’un engagement bien difficile mais chaque caillou que nous y semons nous ouvre la voie.

Mais comment cela se passe-t-il dans notre vie quotidienne? Est-ce que le fait d’exercer son esprit à des pensées positives, à la méditation ou à la pleine conscience pour chacun de nos actes procure un moment de grâce? Ou bien ce seront les mots bienveillants prononcés à notre entourage qui nous ouvrent le coeur ? Et si donner de son temps à une cause (en signant une pétition, en faisant un don matériel, en disposant d’une heure par mois pour une association, même par téléphone) ou à une personne isolée produisait le même effet ? Un petit moment personnel d’auto-compassion suffit-il à nous apporter cette dose de gratitude qui porte haut ? Je dirais que ce sont toutes ces expériences interdépendantes qui y mènent…

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais je crois que cette tâche d’accueil, de détachement, d’élévation non seulement nous prend (au moins) toute une vie mais elle en est le but même.

A ce sujet, auriez-vous quelques cailloux à semer ici pour nous ouvrir la voie?

 

*source : http://www.centrebouddhisteparis.org/Bouddha/Le_Dharma_du_Bouddha/le_chemin_en_spirale.html

 

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